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21/11/2008
Bill Clinton dégage la voie pour Hillary chez Obama

Malgré les concessions consenties par Bill Clinton, la présence de sa femme dans le futur cabinet Obama n'est pas encore assurée. (AFP) Crédits photo : AFP
L'ancien président accepte de mettre au clair ses activités pour permettre à son épouse de se voir offrir le portefeuille des Affaires étrangères, dans une Administration Obama où les premières nominations privilégient l'expérience.
HILLARY Clinton ne sera peut-être pas secrétaire d'État, mais Bill n'y sera pour rien. L'ancien président a levé un obstacle majeur à la nomination de son épouse en acceptant de révéler les noms des principaux bienfaiteurs de sa fondation - ce qu'il avait refusé de faire pendant la campagne des primaires.
« Je ferai ce qu'ils veulent », a affirmé Bill Clinton à New York lors d'une cérémonie au cours de laquelle le Triborough Bridge a été rebaptisé pont Robert F. Kennedy. Il faisait allusion aux conditions convenues la semaine dernière à Chicago entre Hillary et le président élu.
Bill Clinton consentirait notamment à tenir la future Administration Obama informée de ses prestations (un discours d'une heure peut être facturé 425 000 dollars), aux États-Unis et à l'étranger où ses propos ne devront pas gêner la politique extérieure américaine. Il ne serait plus impliqué dans la gestion au jour le jour de la William J. Clinton Foundation et n'interviendrait plus dans la grande conférence annuelle de la Clinton Global Initiative, sorte de Davos new-yorkais en faveur du développement.
Ces conditions nécessaires ne seront pas suffisantes pour autant. En les dévoilant, le camp Clinton semble forcer la main de Barack Obama. Or, l'époux encombrant n'est sans doute pas le seul obstacle à prendre en compte. Les qualités d'Hillary ne sont pas en cause, ni son soutien initial à la guerre en Irak, alors qu'Obama l'a rejointe sur le terrain militaire en tenant une ligne dure sur l'Afghanistan.
Premières déceptions
Mais la bataille des primaires a laissé des traces que les deux anciens rivaux devront surmonter dans leurs rapports personnels. Le chroniqueur du New York Times Tom Friedman écrivait hier que les secrétaires d'État les plus efficaces étaient ceux avec qui l'on avait l'impression de s'adresser directement au président. Ce qui était vrai de James Baker et George H. W. Bush pourrait-il l'être d'Hillary Clinton et Barack Obama ?
L'ancienne première dame n'est pas la seule candidate pressentie pour le poste. Le gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, pourrait de nouveau lui barrer la route : cet ancien ambassadeur à l'ONU et ministre de Bill Clinton, qui avait déserté le camp Clinton et s'était déclaré en faveur d'Obama en se retirant des primaires, a lui aussi été reçu par le président élu. Autre concurrent, l'ancien candidat à la Maison-Blanche, John Kerry se contenterait d'hériter de la présidence de la commission des Affaires étrangères du Sénat que va quitter Joe Biden, le numéro 2 d'Obama.
En admettant que le département d'État ait été offert à Hillary, en veut-elle vraiment ? La sénatrice de New York n'a sans doute pas renoncé à ses ambitions présidentielles, qui seraient peut-être mieux servies en dehors du gouvernement, dès 2012, si le premier mandat Obama tournait mal. D'autant que face au spécialiste de l'international qu'est Joe Biden, elle n'est pas sûre d'avoir les coudées franches.
Qu'elle soit nommée ou non, la spéculation sur son nom reflète une tendance qui semble privilégier l'expérience, à ce stade précoce de la constitution du cabinet où aucune annonce n'est encore officielle. La nomination de Tom Daschle à la tête des services de la Santé « va décevoir les électeurs qui espéraient voir de nouvelles têtes », a déclaré un porte-parole du Comité national républicain, qui reproche à l'ancien président des démocrates au Sénat sa proximité avec le milieu du lobbying (un domaine où sa femme est active) après la perte de son siège en 2004. Mais le choix de Daschle, auteur d'un livre sur la réforme de la santé et familier des rouages du Congrès, indique que le nouveau président entend tenir sa promesse de couvrir les 47 millions d'Américains qui n'ont pas d'assurance médicale.
C'est sans surprise que l'on retrouvera David Axelrod, le stratège de la campagne d'Obama, comme conseiller spécial du président, ou encore Gregory Craig, qui défendit Bill Clinton pendant la procédure d'impeachment, comme conseiller juridique. Mais Janet Napolitano, gouverneur de l'Arizona (l'État de John McCain), incarnera le changement à la tête du ministère de la Sécurité du territoire.
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Cybercriminalité : L’État prévoit une batterie de mesures

La conférence régionale africaine sur la cybersécurité a clos ses travaux, hier, à Yamoussoukro, après trois jours de travaux. Sur la base du principe selon lequel" tous les citoyens, sans distinction d`aucune sorte, exercent leurs droits et liberté d`expression à rechercher, recevoir et transmettre toutes informations, données et idées légitimes dans un cyberespace sécurisé, pacifique et sans risque", les experts venus d`Afrique et Europe, ont adopté quatre axes stratégiques d`actions pour mener à bien cette lutte. Le premier axe stratégique porte sur le développement des capacités humaines (Education et formation). Sous cet angle, les participants ont estimé que le développement des ressources humaines et le renforcement des capacités sont des facteurs essentiels pour la réussite de tout effort consenti par les secteurs public et privé pour la cybersécurité. C`est pourquoi, ils ont défini trois actions prioritaires à entreprendre. A savoir identifier et organiser des programmes de formation sur les questions techniques et juridiques que pose la cybercriminalité, la cyber-sécurité et la protection des infrastructures importantes. Puis promouvoir les programmes de certification qui sont généralement acceptés par les secteurs public et privé et enfin promouvoir la formation des professionnels de la sécurité des TIC, tout en examinant les plans de certification de la qualification professionnelles et en suscitant le développement et la distribution de supports pédagogiques. Le second axe prioritaire est relatif à la création d`un environnement favorable (cadres juridiques, réglementaires, politiques et de plaidoyer) En effet, les participants ont estimé que le cyber-espace est, par nature, un espace sans frontières. En conséquence la protection de la vie privée, la confiance du consommateur, la facilitation des services électroniques, et la protection de la propriété intellectuelle sont, entre autres, problèmes dont la résolution nécessite la participation active de tous les acteurs. C`est la raison pour laquelle ils ont défini sous cet angle cing actions prioritaires à mettre en oeuvre dans les plus brefs délais. Il s`agit d`élaborer des règles de droit positif, des procédures et des lois d`assistance mutuelle, ainsi que des politiques qui tiennent compte des questions relatives aux initiatives nationales, régionales, continentales et internationales. La seconde priorité est de développer sous les auspices de l`Union Africaine (UA), une base de données des règles et lois d`assistance mutuelle et en définir le statut. Quant à la troisième, elle recommande d`élaborer une procédure globale de règles de droit positif, de procédures de lois d`assistance mutuelle et de certification, ainsi que des programmes de formation en collaboration avec l`Union internationale des télécommunications (UIT), la Communauté économique africaine (CEA), les communautés économiques régionales, le Conseil de l`Europe et les autres institutions spécialisées. La quatrième est relative à l`élaboration des stratégies de gestion des risques liés aux infrastructures de base, y compris l`évaluation et la prévention des risques et les plans de riposte. Enfin, il s`agit d`adopter les conventions internationales et régionales sur la cybersécurité. Quant au troisième axe stratégique, les experts ont décidé de mettre l`accent sur la sensibilisation (renforcement de la confiance, de la sécurité et des directives). A ce niveau la conférence a estimé qu`une cybersécurité efficace est par nature, une question de culture mondiale et doit donc être développée, traitée et soutenue au niveau de toutes les couches de la société de l`information. Elle doit en outre être conforme à la nécessité de préserver la libre circulation de l`information. Et pour ce faire, deux actions prioritaires ont été arrêtées. Identifier et promouvoir les normes de sécurité et les bonnes pratiques et enfin élaborer des mécanismes capables de rehausser la sensibilisation du public et d`instaurer une culture de cybersécuirté. Le dernier axe stratégique et non des moindres, met l`accent sur le renforcement de la coopération (mécanismes de suivi, partage de l`information et initiative de coopération. Les experts réunis à Yamoussoukro ont noté que le succès de la lutte contre la cybercriminalité et la protection des infrastructures d`information sont tributaires de la coopération internationale qui assure la promotion de l`échange d`expériences, l`identification et l`application de normes pertinentes, le transfert du savoir-faire et l`assistance technique. D`où l`adoption de deux actions prioritaires qui consistent à créer des systèmes sectoriels nationaux de réponse qui facilitent l`échange rapide d`informations et suscitent la volonté de relancer rapidement les opérations (CERT/CSIRT) et enfin encourager la reconnaissance des CERT aux niveaux régional et international. Autant donc de propositions concrètes que les experts ont adopté à l`unanimité hier à la cérémonie de clôture de cette rencontre historique en ce qu`elle constitue la toute première édition sur la cyber sécurité. Et qui nous l`espérons, seront très rapidement traduits en actes concrets conformément aux voeux du Président Laurent Gbagbo, qui mesure les enjeux de cette lutte. Car « le cybercriminel, a-t-il indiqué, peut agir dans un autre pays ou continent, tout en étant dans un autre ».
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20/11/2008
Barack Obama prépare

En s'engageant à fermer le centre de détention situé sur l'île de Cuba, Barack Obama entend redresser l'image internationale des États-Unis, écornée par des accusations de tortures. Crédits photo : Getty Images/AFP
Eric Holder est le premier Noir pressenti pourle ministère de la Justice, où il devra gérer l'héritage légal de Bush dans la guerre antiterroriste.
Sa nomination n'est pas encore officielle, mais Eric Holder tient la corde pour devenir le premier noir Attorney General (ministre de la Justice) de l'histoire des États-Unis. S'il surmonte l'examen approfondi imposé à tous les candidats, ce proche de Barack Obama héritera d'un des dossiers les plus épineux de la prochaine Administration : l'appareil légal laissé par George W. Bush au titre de la guerre antiterroriste, symbolisé par Guantanamo et les écoutes secrètes.
Pas étonnant que ce juriste de 57 ans, né dans le Bronx de parents originaires de la Barbade, ait hésité à abandonner sa lucrative position d'avocat. Ancien juge et procureur fédéral, il s'était distingué au département de la Justice comme un pourfendeur de la corruption publique. Engagé derrière Obama dès 2004, il a collecté au moins 50 000 dollars pour sa campagne et a codirigé, avec Caroline Kennedy, le processus de sélection du vice-président, Joe Biden. La seule tache connue sur sa carrière date du dernier jour de la présidence Clinton : il n'avait pas soulevé d'objection au pardon de Frank Rich, un escroc en fuite dont l'ex-épouse avait généreusement contribué à la bibliothèque présidentielle.
Une mission titanesque attend Eric Holder au département de la Justice, politisé comme jamais sous le mandat de Bush. Barack Obama s'est engagé à fermer le centre de détention de Cuba et à mettre fin aux interrogatoires musclés des suspects de terrorisme. Dimanche sur CBS, il s'est dit prêt à promulguer sans délai un décret en ce sens : «J'ai l'intention de fermer Guantanamo et je tiendrai parole. L'Amérique ne pratique pas la torture et je m'assurerai qu'il en soit ainsi.»
Méthodes irrecevables
En agissant vite, le prochain président entend signaler un changement de régime à Washington et redresser l'image internationale de l'Amérique. Mais les experts s'accordent à prédire que la fermeture de la forteresse sera plus facile à annoncer qu'à réaliser. Théoriquement, le principe tient en deux mots : «Juger ou libérer» ses 250 derniers occupants. Les détenus seraient soit renvoyés dans leur pays d'origine (ou un pays tiers), soit transférés sur le territoire américain pour y être déférés devant la justice - civile ou militaire. L'équipe de transition du nouvel élu a commencé à passer en revue leurs dossiers pour tenter de faire le tri.
Mais chaque option pose problème. Sur les 250 prisonniers encore à la charge de l'armée, 17 seulement sont inculpés ; deux ont été jugés et condamnés par les «commissions militaires spéciales» mises en place après les attentats du 11 septembre 2001. Le Pentagone prévoit au maximum 80 procès, dans les conditions extrajudiciaires actuelles. Le reste pourrait être libéré : alors qu'une soixantaine de dossiers sont déjà approuvés, les bénéficiaires restent à Cuba, faute de pays désireux ou capable de les accueillir. Quinze Ouïgours ne sont pas renvoyés en Chine parce qu'ils risquent d'y être… torturés, ce que le département d'État ne peut permettre ; 97 des 101 détenus yéménites pourraient être élargis, mais leur pays est jugé incapable d'assurer leur détention et leur contrôle. Obama compte sur les alliés - notamment européens - pour accueillir les plus inoffensifs.
Le sort des terroristes avérés, comme Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau du 11 Septembre, n'est guère plus simple. Les «commissions militaires» acceptent des preuves non divulguées (même aux avocats de la défense) ou obtenues par des méthodes d'interrogatoire qui les rendraient irrecevables devant la justice civile, comme d'ailleurs devant les cours martiales ordinaires. Les organisations de défense des droits civiques ont beau souligner que 107 terroristes ont été jugés et condamnés aux États-Unis depuis sept ans, leurs dossiers n'étaient pas entachés de la sorte. Le risque d'acquittement des «durs» de Guantanamo pour vices de procédures serait donc grand.
Espionnage des citoyens
La fermeté de son engagement obligera Obama à trouver une solution, peut-être sous la forme d'une nouvelle loi antiterroriste. Il est en revanche resté flou sur ses intentions à l'égard de l'espionnage des citoyens. Révélé en 2005, le programme d'écoutes et de surveillance des courriels par la National Security Agency (NSA) a fait l'objet d'une loi en 2006, en faveur de laquelle le sénateur démocrate a finalement voté, malgré ses objections à l'immunité qu'elle consent aux compagnies de téléphone. Trois procédures au moins sont en cours devant la justice : elles imposeront au prochain Attorney General de se déterminer rapidement sur la levée d'une partie du secret qui protège les écoutes. Il devra aussi décider s'il poursuit, ou non, ses prédécesseurs au département de la Justice qui avaient validé ces méthodes extrajudiciaires.
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Somalie : ces bandits des mers
![20081119PHOWWW00286[1].jpg](http://manospace.ivoire-blog.com/media/00/00/160654778.jpg)
Plus de 30 prises d’otages en un an A bord de leur puissant speed-boat, les hommes des « gardes-côtes » sillonnent les mers de Somalie à la recherche d’une nouvelle proie. A leur actif : une trentaine de prises d’otages depuis le début de l’année. Et plus de 10 millions de dollars de rançon engrangés...
Retrouvez ce samedi dans Le Figaro Magazine, un reportage exclusif en Somalie chez ces pirates qui défient le monde.
Nos envoyées spéciales Manon Quérouil (texte) et Véronique de Viguerie (photo) sont allées à la rencontre de ces pillards des mers qui contrôlent l’une des routes maritimes les plus stratégiques au monde. Le Figaro Magazine a pu pénétrer en exclusivité dans le fief de ces nouveaux seigneurs des mers, où nos envoyées spéciales ont rencontré Abdullah Hassan, le chef des pirates qui, à 39 ans, dirige depuis trois ans un gang de 350 hommes. Des photos jamais vues, un récit surprenant dans l’antre de ces pirates qui sont le nouveau cauchemar des marins du monde entier.
Plus de 30 prises d’otages en un an A bord de leur puissant speed-boat, les hommes des « gardes-côtes » sillonnent les mers de Somalie à la recherche d’une nouvelle proie. A leur actif : une trentaine de prises d’otages depuis le début de l’année. Et plus de 10 millions de dollars de rançon engrangés...
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18/11/2008
Gigantesque prise pour les pirates somaliens
Ce ne sont plus des tonnelets de rhum dont s'emparent les pirates modernes, mais bien de barils de pétrole. Un superpétrolier saoudien chargé de 2 millions de barils d'or noir dont des pirates armés se sont emparés en plein océan Indien se trouve à présent au large de la Somalie, selon l'armée américaine qui s'est dite surprise par ce détournement sans précédent.
Mesurant près de trois fois la taille d'un porte-avions américain, le Sirius Star, jaugeant 318.000 tonnes et qui bat pavillon libérien, a été attaqué à plus de 450 milles nautiques (800 km) au sud-est de la ville de Mombasa au Kenya.
Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, s'est dit lundi «surpris» par le rayon d'action des pirates ayant détourné le supertanker, qui naviguait alors en très haute mer. «Je suis surpris par la portée (de l'attaque), plus que par la taille» du bateau, a-t-il dit.
Jamais dans les récents actes de piraterie, une attaque n'avait encore été lancée aussi loin en mer, a-t-il ajouté, faisant état de la difficulté d'une intervention armée contre les pirates. «Une fois qu'ils sont parvenus au stade de monter à bord, il devient très difficile de les déloger, parce que, évidemment, ils ont des otages», a-t-il dit.
Les 25 membres d'équipage --originaires de Grande-Bretagne, de Croatie, de Pologne, d'Arabie saoudite et des Philippines-- sont «en bonne santé, personne sur le navire n'a été touché», a affirmé une source de la Vela International Marine Ltd, l'opérateur du tanker qui appartient au géant pétrolier saoudien Aramco.
Cette source, qui a requis l'anonymat, a précisé que le Sirius Star, chargé à plein de brut au moment de sa capture, avait une capacité de «quelque deux millions de barils», soit une cargaison d'une valeur de 100 millions de dollars environ.
Aucune indication n'a été obtenue sur les revendications des pirates et on ignorait notamment s'ils avaient demandé une rançon. «Nous n'avons aucune information sur une quelconque demande», a dit la porte-parole de la marine de guerre américaine interrogée.
L'attaque s'est produite loin du golfe d'Aden et de la mer d'Arabie où se sont multipliés les actes de piraterie attribués à des hommes armés basés en Somalie, pays livré au chaos depuis le début d'une guerre civile en 1991. Au moins 83 bateaux étrangers ont été attaqués par des pirates somaliens dans l'océan Indien et le golfe d'Aden cette année, le double du bilan de 2007, selon le Bureau maritime international.

Dans un raid audacieux lancé en très haute mer, ils se sont emparés d'un supertanker chargé de 2 millions de barils de pétrole.
14:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Gigantesque prise pour les pirates somaliens
Ce ne sont plus des tonnelets de rhum dont s'emparent les pirates modernes, mais bien de barils de pétrole. Un superpétrolier saoudien chargé de 2 millions de barils d'or noir dont des pirates armés se sont emparés en plein océan Indien se trouve à présent au large de la Somalie, selon l'armée américaine qui s'est dite surprise par ce détournement sans précédent.
Mesurant près de trois fois la taille d'un porte-avions américain, le Sirius Star, jaugeant 318.000 tonnes et qui bat pavillon libérien, a été attaqué à plus de 450 milles nautiques (800 km) au sud-est de la ville de Mombasa au Kenya.
Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, s'est dit lundi «surpris» par le rayon d'action des pirates ayant détourné le supertanker, qui naviguait alors en très haute mer. «Je suis surpris par la portée (de l'attaque), plus que par la taille» du bateau, a-t-il dit.
Jamais dans les récents actes de piraterie, une attaque n'avait encore été lancée aussi loin en mer, a-t-il ajouté, faisant état de la difficulté d'une intervention armée contre les pirates. «Une fois qu'ils sont parvenus au stade de monter à bord, il devient très difficile de les déloger, parce que, évidemment, ils ont des otages», a-t-il dit.
Les 25 membres d'équipage --originaires de Grande-Bretagne, de Croatie, de Pologne, d'Arabie saoudite et des Philippines-- sont «en bonne santé, personne sur le navire n'a été touché», a affirmé une source de la Vela International Marine Ltd, l'opérateur du tanker qui appartient au géant pétrolier saoudien Aramco.
Cette source, qui a requis l'anonymat, a précisé que le Sirius Star, chargé à plein de brut au moment de sa capture, avait une capacité de «quelque deux millions de barils», soit une cargaison d'une valeur de 100 millions de dollars environ.
Aucune indication n'a été obtenue sur les revendications des pirates et on ignorait notamment s'ils avaient demandé une rançon. «Nous n'avons aucune information sur une quelconque demande», a dit la porte-parole de la marine de guerre américaine interrogée.
L'attaque s'est produite loin du golfe d'Aden et de la mer d'Arabie où se sont multipliés les actes de piraterie attribués à des hommes armés basés en Somalie, pays livré au chaos depuis le début d'une guerre civile en 1991. Au moins 83 bateaux étrangers ont été attaqués par des pirates somaliens dans l'océan Indien et le golfe d'Aden cette année, le double du bilan de 2007, selon le Bureau maritime international.

Dans un raid audacieux lancé en très haute mer, ils se sont emparés d'un supertanker chargé de 2 millions de barils de pétrole.
14:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Somalie : l'incroyable détournement du supertanker
Jamais dans les récents actes de piraterie, une attaque n'avait encore été lancée aussi loin en mer. Le supertanker saoudien, trois fois plus grand qu'un porte-avions américain, tombé lundi aux mains de pirates armés, se trouvait toujours mardi au large de la Somalie. Le navire, chargé de 2 millions de barils de brut, a été attaqué en haute mer, dans l'océan indien.
Valeur de la cargaison : 100 millions de dollars environ.
Il serait en train de s'approcher du port d'Eyl, sur la côte nord de la Somalie.
«Je suis surpris par la portée (de l'attaque), plus que par la taille» du superpétrolier, a souligné le chef d'état-major interarmées américain. L'amiral Michael Mullen s'est étonné du rayon d'action des pirates, le supertanker saoudien naviguant en très haute mer au moment de son détournement. Le Sirius Star, qui bat pavillon libérien, a en effet été attaqué à plus de 450 milles nautiques (800 km) au sud-est de la ville de Mombasa au Kenya.
Les 25 membres d'équipage en bonne santé
Quant à l'éventualité d'une intervention armée contre les pirates, l'amiral Mullen n'est pas optimiste. «Une fois qu'ils sont parvenus au stade de monter à bord, il devient très difficile de les déloger, parce que, évidemment, ils ont des otages.» Les 25 membres d'équipage, dont deux Britanniques, sont «en bonne santé, personne sur le navire n'a été touché», a affirmé une source de la Vela International Marine Lt, l'opérateur du tanker, Sirius Star, propriété du géant pétrolier saoudien Aramco.
On ne connaît rien des revendications des pirates, ni s'ils avaient demandé une rançon.
Les actes de piraterie au large de la Somalie ont atteint un niveau record depuis le début de l'année : au moins 83 bateaux étrangers ont été attaqués par des pirates somaliens dans l'océan Indien et le golfe d'Aden cette année, le double du bilan de 2007, selon le Bureau maritime international.
14:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

